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Détenus sans jugement par le régime Ouattara: Des prisonniers politiques meurent dans l’indifférence
Le prisonnier Joël Lucien Pécoulat, mandat de dépôt 22052013, est mort dimanche, sur le coup de 17h45, à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Le malheureux a succombé à sa maladie après avoir agonisé pendant sept longs jours sans soins appropriés à l’infirmerie de la plus grande prison du pays, dans la capitale économique. Selon les sources pénitentiaires qui ont confirmé cette information, « le cruel régime d’Alassane Ouattara et l’administration qu’il a installée la MACA sont totalement responsables de cette mort ».
En effet, Joël Lucien Pécoulat, « originaire de l’Ouest, de l’ethnie guéré qui continue de souffrir le martyr sous Ouattara), précision ferme de nos interlocuteurs, a été arrêté et écroué pour « atteinte à la défense nationale ». Il était un pauvre chômeur, sans ressources au moment de son arrestation. Son dossier était instruit par le 8ème cabinet d’instruction du juge Coulibaly Ousmane. Souffrant d’une diarrhée infectieuse et de béribéri sous sa forme humide, la maladie des malnutris, Pecoulat a été abandonné à l’infirmerie alors que ses médecins traitants avaient ordonné son évacuation dans un centre hospitalier plus approprié. En face, l’administration pénitentiaire a refusé d’évacuer le malade parce que, avons-nous appris, « ni le ministre de la Justice, Coulibaly Gnénéma, ni le magistrat instructeur chargé du dossier, Coulibaly Ousmane, n’ont jamais eu le temps pour délivrer l’autorisation d’évacuation du malade ». Joël Lucien Pécoulat a donc passé sept jours dans l’agonie à la MACA avant de s’éteindre le dimanche 10 novembre 2013. Il n’aura jamais été jugé et ne saura jamais pourquoi Ouattara et son régime l’ont conduit à la mort. Il part avec sa présomption d’innocence garantie par la justice mais ignorée par ceux qui ont pris le pouvoir par les armes.
Feu Pécoulat n’est pas la seule victime du pouvoir Ouattara qui succombe en prison ces derniers temps. Le 30 octobre 2013, le commissaire de police 2ème classe, Jean-Claude Gboko Zokou, a rendu l’âme dans des conditions aussi tristes que celles de Pécoulat. Arrêté par les Frci, branche milicienne armée pro-Ouattara dans l’armée ivoirienne, ce commissaire a été torturé pendant quatre (4) mois au 4ème arrondissement de police avant d’être mis sous mandat de dépôt par le commissaire du gouvernement, Ange Kessy, en mars 2012. Chef d’accusation : « Atteinte à la défense nationale ».
Jeté à la Maison d’Arrêt militaire d’Abidjan (MAMA), c’est en juillet 2013 que cet officier supérieur de la police a été évacué à la clinique Fraternité, alors que depuis son arrestation, il souffrait de « douleurs lombaires, de traumatisme de la cage thoracique puis de fièvre thyphoïde et d’hépatite C», autant de maladie sûrement dues aux séances de tortures dont il a été victime. Le commissaire Gboko Zokou a été libéré en septembre 2013 pendant qu’il agonisait sur son lit d’hôpital. Ses geôliers avaient certainement vérifié que tout était perdu pour lui. Le 30 septembre, Gboko Zokou s’est éteint.
Questions : Combien sont-ils les prisonniers qui ont déjà subi le sort de Pécoulat et de Gboko ? Combien de détenus sans jugement depuis bientôt trois ans vont-ils mourir dans l’indifférence d’Alassane Ouattara et son régime. Attention danger !



Koukougnon Zabril
 

 

 

 

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