Issue No.: 3500
du
Jeudi 4 Fevrier 2010
   
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 Nos dépêches
La presse nationale en deuil:   
(Mardi 2 Février 2010 6:56)
La presse nationale en deuil: Criwa Zéli, Président de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire est décédé vers 03H ce matin, des suites d’une courte maladie. [...] 28 mots
   
(Mardi 2 Février 2010 6:40)
La presse nationale en deuil: Criwa Zéli, .... [...] 28 mots
Mise au point   
(Mardi 17 Novembre 2009 11:4)
Le quotidien « Note Voie » ne se reconnaît pas dans un article publié sur Internet et dans lequel est attribuée à la FIACU (Fédération ivoirienne des associations et clubs Unesco),.... [...] 102 mots
Ghana: 18 morts, dont 14 femmes, dans une mine d'or illégale   
(Jeudi 12 Novembre 2009 10:41)
Au moins dix-huit personnes, dont 14 femmes, sont mortes ensevelies dans une mine d'or privée illégale dans l'ouest du Ghana, selon la police jeudi, alors que l'envolée des cours dope l'exploitation normale ou "sauvage" du métal précieux.  [...] 605 mots

 

                                                      

 
 

 

 

 

 

 Culture

20ème Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou: Henri Duparc célébré par ses pairs et proches
A travers la projection de son film-testament “Caramel”, la nuit de mardi devant un nombreux public du Ciné Burkina, le xxème Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou a rendu un hommage éloquent au cinéaste franco-ivoirien Henri Duparc, un des pionniers de cette manifestation
arraché brutalement à l'affection de tous l'an dernier, à Paris.
La cérémonie a démarré par le témoignage d'un de ses amis et collègues Johnson Traoré. Dans son speech, le cinéaste sénégalais a indiqué qu'il a fait la rencontre d'Henri Duparc en 1969, à Ouaga,lors de la 1ère Semaine du cinéma, l'ancêtre du Fespaco. “Il était déjà là avec son film” Mona ou le rêve d'un artiste avant de revenir l'année suivante, en 1970, muni de “Abousouan”, a-t-il conté tout en soulignant que pour lui, “Bal poussière” reste l'oeuvre majeure d'Henri Duparc, même si Johnson a avoué, à l'image de ses pairs de l'époque, qu'il ignorait “quel cinéma ” Duparc voulait “faire”. De l’avis du cinéaste sénégalais, cette œuvre a “fait l'unanimité en Afrique, en Amérique et en Asie sur le talent d'Henri Duparc, “un homme entier qui disait toujours ce qu'il pensait”. Pour clore son témoignage, Johnson Traoré a déclamé le fameux poème “Les morts ne sont pas morts” de Birago Diop pour dire qu'Henri Duparc reste immortel.
“Il est parti physiquement mais il est là avec nous”, a-t-il martelé sous les applaudissements du public. Pour sa part, la veuve de Duparc, Henriette, a rassuré ceux qui en doutaient encore que son ex-époux “avait toujours fait un cinéma pour le public avec une salle comble”.
Prisca Macéléné, l'actrice principale de “Caramel” était là aussi. Elle s'est souvenue du caractère “exceptionnel” de Duparc qui lui donnait de “bons conseils”. Quant à Fargas Assandé, un autre acteur du film qui, pour avoir côtoyé l'illustre disparu, a manifesté vivement son amour pour lui et son intervention fut saluée par un standing ovations du public.
“Je voudrais m'adresser à l'homme, à un homme dans son entièreté qui voulait faire de moi un homme et non un pantin qui voulait faire du cinéma”, a affirmé Fargass de sa voix énorme. Il dira aussi de Duparc que
“c'était un bon vivant” et qu'il refuse de dire qu'il est mort mais qu’il est plutôt vivant. Après tous ses témoignages, place a été faite à Henri Duparc à l'écran avec la projection de son dernier film “Caramel”. C'est l'histoire d'un jeune homme qui trouve la mort après avoir eu des rapports sexuels avec une jeune fille, une revenante, comme on dit en Afrique, mais dont il a fait la connaissance avant sa disparition à son insu. On retrouve avec un réel bonheur dans ce film où Duparc croise l'amour et la mort pour faire voir le caractère fatal de la vie, Adrienne Koutouan, Prisca Macéléné, Ahmed Souaney et Fargass Assandé et Fortuné Akakpo.
“Ce n'est pas un film d'images mais un film d'écriture avec un bon scénario. J'ai particulièrement été frappé par la qualité du jeu de celle qui interprète la sœur de Fred(Adrienne Koutouan, ndlr)”, a commenté un journaliste londonien du magazine Icost company, Owell Brown.




Schadé Adédé envoyé spécial à Ouaga  

 

 

 

                                                                                                              
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