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11 avril 2011 - 11 avril 2016: 5 ans après sa déportation à La Haye Gbagbo présent dans les cœurs -- pulié le : Lundi--Avril-2016
Issue No.: 5306
du
Mardi 17 Mai 2016

Flash infos   
(Mercredi 6 Avril 2016 4:45)
22:00 Affaire BCEAO : le délibéré renvoyé au 25 avril 2016
18:41 Affaire BCEAO: la défense demande la relaxe pure et simple des prévenus pour délits non constitués.
18:39 Football/Ligue des champions: Serge Aurier (PSG) convoqué pour affronter Manchester City
17:00 Affaire BCEAO: «les 7 huissiers sont ici à la barre, pour avoir fait le simple constat d’une opération; ils n’ont pas failli à leur mission pour être poursuivis », la défense
16:47 Affaire BCEAO: «l’institution bancaire n’a produit aucun document disant qu’elle a subi un préjudice, donc ce procès ne devrait pas avoir lieu », la défense.
16:46 Affaire BCEAO: «Gbagbo n’a pas commis d’infraction, il s’est donné les moyens pendant la crise, de faire fonctionner l’Etat, payer les salaires des fonctionnaires, les factures», la défense. [...] 126 mots
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 Politique

Aéroport Kotoka d’Accra, vendredi dernier: L’histoire de l’enlèvement manqué de Koné Katinan

Justin Koné Katinan, dernier ministre du Budget du président Gbagbo (incarcéré à la Cpi, à la Haye), Porte-parole du plus illustre des prisonniers de cette cour, de nos jours, accompagné de l’avocate au Barreau de Paris, Me Lucie Bourthumieux, membre du conseil de Laurent Gbagbo, a séjourné en Afrique du Sud, du 19 au 24 août 2012, muni d’un visa régulier. Au pays de Mandela, Katinan a eu des contacts très fructueux dans le cadre de la mission que lui a confiée l’ex-chef de l’Etat ivoirien, Laurent Gbagbo. A l’issue de son voyage, il est arrivé à l’aéroport International d’Accra Kotoka par un vol régulier de la compagnie aérienne South African Airways. C’est à sa sortie de l’aéroport, après toutes les formalités usuelles et dans l’attente de son chauffeur que Koné Katinan a été interpellé par des policiers en civil. On découvrira par la suite qu’ils sont d’Interpol Ghana. Ces derniers, notoirement soupçonnés chez eux dans un deal avec le régime Ouattara et à l’insu des autorités Ghanéennes, ont voulu remettre Katinan dans l’avion sud-africain par lequel il venait de rejoindre le Ghana. Objectif, le livrer en catimini aux autorités d’Abidjan comme ce fut le cas du Commandant de gendarmerie Anselme Séka Séka (ex-responsable de la sécurité de Mme Gbagbo) depuis l’aéroport de Lomé (Togo). L’avocate Bourthumieux s’y est opposée de manière très ferme et a clairement indiqué aux policiers que la destination finale de son client est Accra et non Abidjan. C’est sur ces discussions que la puce est mise à l’oreille des agents de la police de l’immigration de l’aéroport et ensuite du Bureau Nationale d’investigation (BNI, la DST ghanéenne). Là-bas, tous les policiers ghanéens paraissent surpris par ce qui ressemble visiblement à un enlèvement organisé par le pouvoir ivoirien avec la complicité manifeste de certains policiers d’Interpol Ghana. A Accra, les rumeurs les plus persistantes font état d’une affaire de gros sous. Les Ghanéens en sont si persuadés qu’ils ont découvert que c’est précisément par les journaux pro-Ouattara à Abidjan que l’information de « l’arrestation de Katinan et de son extradition imminente sur Abidjan » a été rendue publique, notamment par le quotidien Le Patriote créé par le ministre de l’Intérieur de Ouattara, Hamed Bakayoko, journal porte-voix du pouvoir, dans son édition du samedi 25 aout 2012. Toujours à Accra, les réfugiés ivoiriens traumatisés par cette information ont même appris qu’une grande effervescence joyeuse se serait emparée à Abidjan des organisateurs du coup fourré en territoire ghanéen. A Abidjan, on a rapidement parlé d’affréter un avion spécial et d’y mettre le doyen des juges d’instruction du Tribunal du Plateau, Mme Cissé Makoni, pour finaliser, à Accra, les formalités judiciaires pour l’extradition illico presto de Koné Katinan, présenté comme un « activiste pro- Gbagbo pour qui sonnait la fin de cavale ».
Cette information s’est avérée fausse, relevant purement de l’intoxication gouvernementale. Mais trop tard, elle été malheureusement reprise par les médias internationaux (AFP, BBC, RFI et autres). Dans le fond, jusqu’au moment où nous mettions sous presse, aucun avion et ni juge n’ont été aperçus dans la capitale ghanéenne. Le Ghana qui est un pays respectueux du droit et particulièrement jaloux de son indépendance et de sa souveraineté ne s’est jamais senti concerné ni influencé par les agitations émanant Abidjan. Selon les informations obtenues auprès des autorités ghanéennes, le kidnapping ivoirien en terre ghanéenne s’étant déroulé le week-end, Koné Katinan est simplement obligé d’attendre l’ouverture des bureaux pour être sûrement libre de ses mouvements et continuer à bénéficier de la protection constitutionnelle de l’Etat Ghanéen en qualité de refugié politique. Car, la Constitution ghanéenne renforcée, par des lois pertinentes, interdit formellement l’extradition d’un refugié surtout pour des motifs politiques.
Après le coup foireux de l’arrestation de Katinan au Cameroun, un honteux «bidonnage » diplomatique présenté en son temps, par Alassane Dramane Ouattara , lui-même, comme « une négociation avec le Président Camerounais Paul Biya en vue d’extrader » le porte-parole de Laurent Gbagbo, voici de nouveau une rocambolesque affaire d’enlèvement manqué. Une initiative éhontée montée sûrement avec l’argent du contribuable ivoirien.



Correspondance à Accra (Ghana) de Yves Komenan  

 

 

 

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